Les plantes sauvages de La Lande Chasles

 

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La Lande-Chasles, commune la moins peuplée du Maine et Loire, profite d’un cadre naturel privilégié. Elle propose diverses promenades tranquilles, dont un circuit pédestre balisé le long duquel les randonneurs pourront rechercher les nombreux types de plantes qui le bordent (plus de 200 !), et aussi observer la faune. Du fait de la grande variété de plantes, de nombreux insectes, en particulier, peuvent être admirés.

Pour vous aider dans l’identification des plantes de notre territoire, nous vous proposons un ensemble de fiches, toutes conçues sur le même modèle, et correspondant à des plantes réellement présentes sur les terrains appartenant à la commune, en particuliers bords de chemins et de routes… Nous nous limiterons dans un premier temps aux plantes « sauvages » à fleurs (même si certaines de celles-ci sont parfois peu spectaculaires). Nous ne parlerons, au moins dans un premier temps, ni des arbres, ni des fougères, mousses, lichens, ni des plantes cultivées, également observables lors de vos promenades.

 

Pour chaque fiche, vous trouverez :

-          En haut à gauche,  la ou les saison(s) de floraison :

o   Printemps (P, en vert),

o   été (E, en jaune),

o   Automne (A, en brun),

o   Hiver (H, en blanc).

-          En haut à droite, la couleur dominante des fleurs symbolisée par une petite fleur :

o   { fleurs blanches,

o   |  fleurs jaunes, jaunâtres ou orangées,

o   | fleurs rouges, roses ou pourpres,

o   |  fleurs bleues, mauves, violettes ou bleu pourpre,

o   | fleurs brunes ou brunâtres,

o   | fleurs vertes ou verdâtres.      

-          Puis l’identité de la plante avec sa famille, son nom latin (avec une majuscule pour le nom de genre, une minuscule pour le nom d’espèce), son nom français, avec éventuellement d’autres noms courants. Attention : la classification des végétaux est en constante évolution. Nous avons choisi d’indiquer les familles suivant la classification de Arthur John Cronquist, officialisée en 1981, qui utilise les ressemblances anatomiques et les particularités fonctionnelles pour créer des groupes et des familles à partir du nom latin d’une plante considérée comme « de référence ». L'avantage, c'est que les groupes ainsi formés sont relativement simples à identifier. Par exemple, toutes les plantes de la famille des astéracées, qui ont pour modèle de base l’Aster, sont « fabriquées » sur le même modèle : un « support » sur lequel sont installées des tas de « mini-fleurs » dont l’ensemble (le capitule) donne l’impression d’une seule fleur (cas également de la marguerite, du pissenlit…). Nous indiquerons aussi entre parenthèses le nom de famille correspondant de la classification de Linné, dite binomiale, basée sur les particularités anatomiques et chimiques des fleurs, et parfois mieux connue. Ainsi, pour reprendre l’exemple précédent, les Astéracées, dans la classification de Linné, sont dans la famille des « composées », car ce qu’on croit être la fleur est en fait composé d’une multitude de « mini-fleurs ». Par contre, nous ne parlerons pas de la dernière réforme de 2009 qui est aujourd'hui le système le plus abouti  et reconnu, qui utilise microscopie électronique, génétique, biologie moléculaire... C’est la classification phylogénétique de l’APG,   peu utilisable à notre niveau. 

-          Certains des lieux où on peut trouver cette plante sur la commune de La Lande Chasles.

-          Des particularités éventuelles, qui peuvent aider à l’identification, ou permettre de faciliter la différenciation avec une autre plante proche.

-          Eventuellement quelques photos complémentaires.

 

Ces fiches sont répertoriées dans un tableau regroupant divers critères :

- la famille,

- le nom latin, en rouge quand il s’agit d’une plante bénéficiant d’un statut de protection sur le territoire

- le nom français, qui vous permettra, par un simple clic, d’accéder à la fiche descriptive de la plante

- la couleur de fleurs. Mêmes critères de couleur que pour les fiches bien sûr, avec une lettre associée pour permettre les tris : blanc (W), jaune (J) rouge (R), bleu (B), marron (M), vert (V)

- les mois de floraison  habituels, (en rouge pour les plantes protégées)

- les saisons de floraison habituelles : printemps (P, en vert : mars, avril, mai), été (E, en jaune : juin, juillet, août), automne (A, en brun : septembre, octobre, novembre), hiver (H, en blanc : décembre, janvier, février)

- s’il s’agit ou non de plantes mellifères,

- s’il s’agit ou non de médicinales

- s’il s’agit ou non de plantes toxiques

Pour faciliter vos recherches, dans le tableau, les plantes sont classées par couleur de fleur, car c’est le premier point que l’on remarque en général, et pour chaque couleur, par ordre alphabétique des noms français.

Un lien pourra vous envoyer directement sur la fiche concernée. Vous trouverez en annexe un petit lexique pour expliquer certains des termes que nous avons utilisés.

Des compléments ou mises à jour pourront avoir lieu périodiquement.

 

 

PRECISIONS IMPORTANTES

Ces fiches ne constituent pas une flore, et donc ne permettent pas d’identifier de façon certaine des espèces proches. Pour cela, il faut se reporter à des ouvrages spécialisés. Elles ont pour seule ambition de vous faire découvrir la richesse du milieu naturel de notre petite commune.

Malgré toutes nos précautions, il est possible qu’il puisse y avoir des erreurs d’identification. Vous voudrez bien nous en excuser : si nous sommes très intéressés par les plantes, nous ne sommes néanmoins pas botanistes professionnels.

Merci de ne pas cueillir ces fleurs ou plantes : elles pourront ainsi être à nouveau visibles lors de vos prochaines sorties. Il va de soi qu’elles ne doivent pas non plus être consommées : une erreur d’identification (comme entre la carotte sauvage, le cerfeuil penché, et la ciguë par exemple) peut vite devenir problématique…. Et même mortelle.

Bonne promenade !

Martine COULON & Gilles POIRIER

 

NB : le numéro à droite de chaque photo indique son origine :

1 Photo personnelle (Gilles Poirier, Martine Coulon)

2 Photo du site http://herbierdicietdailleurs.eklablog.com/

3 Photo du site http://abiris.snv.jussieu.fr/flore

4 Photo du site http://fauneetfloredefrance.eklablog.fr/

5 Photo du site https://www.sauvagesdupoitou.com/

6 Photo du site https://inpn.mnhn.fr/

7 Photo du site https://www.infoflora.ch/fr/

8 Photo du site https://www.preservons-la-nature.fr/flore/

9 Photo du site https://jardinage.lemonde.fr/dossier-3002-molinie-bleue.html

10 Photo de site https://quelle-est-cette-fleur.com/

11 Photo du site https://canope.ac-besancon.fr/flore/

12 Photo du site https://www.tela-botanica.org/

 

Quelques termes expliqués

Dans les fiches que nous vous proposons, nous avons privilégié le repérage direct des plantes par leur aspect visuel plutôt que par des déterminations botaniques qui auraient nécessité un vocabulaire précis. Néanmoins, nous avons dû utiliser quelques termes qui ne sont pas forcément bien connus de tous, lors de la description des plantes, afin de limiter les risques de confusion. Vous les trouverez ci-dessous, par ordre alphabétique.

- Annuelle : c’est une plante qui ne vit que pendant une saison, voire moins. Résultat : elle va la plupart du temps se multiplier par ses graines, qui attendront sur ou dans le sol des conditions favorables pour germer. En conséquence si elle est fauchée précocement, elle n’aura pas le temps de faire mûrir ses graines. Il se peut qu’il en reste d’années précédentes, ce qui permettra sa réapparition. Les graines étant déplacées par le vent, le ruissellement ou les animaux, on ne retrouve pas forcément la plante au même endroit chaque année.

- Bisannuelle : Elle vit pendant 2 saisons successives. La première, elle germe et fait des feuilles, souvent en rosette. La seconde, elle grossit et fleurit, fait des graines, puis meurt.

- Bractée : c’est un genre de petite feuille ou d’écaille située au voisinage immédiat des fleurs. Elles peuvent être utiles pour différencier 2 plantes (voir par exemple la fiche de la carotte sauvage)

- Capitule : ce qui paraît être une fleur unique est en réalité un amas de mini-fleurs, regroupées sur un plateau. Ces mini-fleurs peuvent être toutes identiques (comme pour les chardons des champs) ou différentes : dans ce cas, souvent, celles du centres sont en forme de petits tubes réguliers (jaunes dans le cas de la marguerite. On les appelle des fleurs tubulées), et celles du tour sont souvent beaucoup plus longues d’un côté du tube (blanches dans le cas de la marguerite. On les appelle des fleurs ligulées). A noter : lors de la dénomination des couleurs de fleurs, ce sont ces dernières que nous avons pris comme référence de couleur (donc blanc dans le cas de la marguerite).

- Corymbe : le haut de la tige se ramifie, et chaque ramification porte des fleurs, qui se retrouvent au final à peu près toutes au même niveau, en formant un plateau. Si les ramifications partent de points différents, on parle de corymbe (cas de l’achillée millefeuille). Voir la différence avec l’ombelle.

- Dioïque : il existe des plantes mâles, qui portent les fleurs mâles qui produiront du pollen grâce à leurs étamines, et des plantes femelles, qui elles, portent des fleurs femelles contenant les ovules, qui se transformeront en fruits et graines si une fécondation a pu avoir lieu (grâce au vent, aux insectes…). Parmi les plantes cultivées, c’est le cas par exemple des kiwis : si vous souhaitez un jour avoir des fruits, il vous faudra planter au minimum un pied mâle et un pied femelle, à moins qu’un voisin proche n’ait la plante qui vous manque dans son propre jardin, les abeilles ne s’embarrassant pas des titres de propriété.

- Epi : toutes les fleurs sont disposées autour d’un axe central, à l’extrémité de celui-ci (par exemple, la salicaire)

- Epillet : terme utilisé pour les fleurs de Poacées (anciennement graminées) qui sont un peu particulières, protégées par des bractées. C’est la façon dont sont regroupés ces épillets qui aide beaucoup à la reconnaissance de ces plantes. Quand la plante se dessèche, ces épillets peuvent se détacher et s’accrocher dans les vêtements ou les pelages d’animaux, ce qui peut devenir problématique s’ils sont durs et pénètrent dans la peau…

- Foliole : une feuille est normalement composée d’une partie plate plus ou moins grande, plus ou moins découpée : le limbe. Parfois, celui-ci est tellement découpé qu’on a l’impression de feuilles indépendantes. C’est celles-ci qu’on appelle folioles. Reconnaitre feuille et foliole ? Facile ! A la base d’une feuille, là où elle s’attache sur la tige, il y a toujours un bourgeon (même très petit). Il n’y en a jamais à la base de folioles. Exemples de plantes à folioles : le fraisier, le pois, l’acacia et bien d’autres….

- Grappe : les fleurs sont disposées autour d’un axe, mais chacune à distance des autres grâce à un pédicelle (« queue »). Tout le monde connait la grappe de raisin ! Le modèle est le même.

- Médicinale : plante ayant des propriétés intéressantes pour traiter certaines affections. Attention : elles peuvent également être toxiques !

- Mellifère : plante très appréciée par les abeilles pour la fabrication de miel, mais également par d’autres insectes (papillons…).

- Ombelle : le haut de la tige se ramifie, et chaque ramification porte des fleurs, qui se retrouvent au final à peu près toutes au même niveau, en formant un plateau. Si toutes les ramifications partent du même point, on parle d’ombelle (cas de la carotte sauvage), ce qui a donné l’ancien nom de la famille : ombellifères. Voir la différence avec le corymbe.

- Panicule : c’est un groupe de fleurs non serrées, disposées de façon irrégulière, dont chaque ensemble peut-être lui-même une grappe, par exemple. On utilisera ce terme surtout dans le cas des poacées (graminées).

- Rosette : c’est un cercle de feuilles qu’on trouve à la base de la tige. Vous pouvez en voir une photo sur la fiche de la Vipérine.

- Sessile : se dit d’une feuille ou d’une fleur qui n’est pas rattachée à la tige par une « queue » (appelée pédoncule pour les fleurs, pétiole pour les feuilles).

- Stolon : c’est un rejet rampant qui porte des bourgeons à partir desquels il peut fabriquer des racines, puis une petite plante qui pourra vivre de façon indépendante une fois suffisamment développée. Bien connu dans le cas des fraisiers cultivés, par exemple.

- Vivace : elle vit plus de 2 saisons, et se maintient en place d’une année sur l’autre. Elle a souvent des tiges plus dures que les plantes annuelles, des racines implantées plus profondément. L’avantage : d’une année sur l’autre, on la retrouve au même endroit ! Sauf bien sûr si elle est coupée trop fréquemment : elle finit par s’affaiblir et disparaitre.

 

9 septembre 2020, présentation par Gilles poirier du travail effectué au conseil municipal

 

Article presse Saumur-Kiosque / 10 septembre 2020

 

Extrait Courrier de l'Ouest / 15 septembre 2020

 

Dernière mise à jour / 15 septembre 2020

 

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